La Aïd el-Fitr a été célébrée le vendredi 20 mars 2026 à la Mosquée Centrale de Yaoundé, en présence de nombreux fidèles et autorités. Dans son sermon, le Grand Imam Cheick Mohaman Saminou a insisté sur « les droits de l’épouse sur son mari », appelant à des foyers fondés sur la justice, la paix et la responsabilité.

Des milliers de fidèles musulmans ont pris d’assaut la Mosquée Centrale de Yaoundé vendredi matin dernier, à l’occasion de la célébration de la Aïd el-Fitr, marquant la fin du mois sacré de Ramadan. Dans une atmosphère de recueillement et de ferveur religieuse, la prière collective s’est déroulée en présence de plusieurs autorités administratives, traditionnelles et parlementaires dont l’honorable Paul Éric Djomgoué.

Dans son sermon, le Grand Imam Cheick Mohaman Saminou a développé le thème : « Les droits de l’épouse sur son mari ». S’appuyant sur les enseignements de l’islam, il a rappelé que le mariage constitue une responsabilité sacrée fondée sur la justice, la miséricorde et le respect mutuel. « Le mariage est un engagement sacré qui doit être vécu dans la paix, l’amour et la crainte de Dieu », a-t-il souligné, exhortant les couples à cultiver le dialogue et la compréhension mutuelle. Le guide religieux a aussi souligné que le mari doit traiter son épouse avec dignité, douceur et bienveillance, en adoptant un comportement exemplaire à son égard. Il a insisté sur l’obligation pour l’homme de protéger sa femme, de préserver son honneur et de subvenir à ses besoins, quelle que soit sa condition sociale. Parmi les droits évoqués figurent également l’assistance dans les tâches domestiques, surtout lorsque les moyens financiers du foyer ne permettent pas de recourir à une aide extérieure. Le mari est aussi appelé à soutenir son épouse dans toutes les circonstances de la vie, à lui parler avec respect et à éviter toute forme de violence ou d’humiliation.

Le Grand Imam a par ailleurs rappelé que l’épouse a droit à une alimentation convenable, à la considération de sa belle-famille et à la liberté d’entretenir des relations avec ses proches. Il a mis en garde contre toute forme d’injustice, notamment l’infidélité, les mauvaises fréquentations ou l’imposition de charges excessives à l’épouse. S’appuyant sur les enseignements du Prophète Muhammad (SAW) et des versets du Coran, notamment la sourate Al-Baqara, il a rappelé que les relations conjugales doivent être fondées sur l’équilibre des droits et des devoirs, dans un esprit de bienséance et de responsabilité. Au-delà de la thématique conjugale, le sermon a également été l’occasion d’exhorter les fidèles à cultiver les valeurs de solidarité, de pardon et d’unité, acquises durant le mois de Ramadan. Le Grand Imam a invité les croyants à préserver la paix dans leurs foyers et dans la société, en évitant les divisions, les conflits et les comportements nuisibles.

La prière s’est achevée par des invocations pour la paix, la stabilité et la prospérité au Cameroun. Les fidèles ont ensuite échangé des vœux dans une ambiance fraternelle, marquant ainsi la fin d’un mois de dévotion et l’ouverture d’un temps de réjouissance et de partage. cette célébration de l’Aïd el-Fitr aura été un moment de communion spirituelle et de renforcement des liens sociaux.
Venant Pascal BEYEGUE












